Mes cheveux ont atteint une longueur qui pourrait sembler choisie ...

Je ne ressens presque plus jamais d'élancement dans le bras ...

La peau irradiée présente toujours quelques aspérités ...

Mes doigts fourmillent encore de temps en temps ...

Mes cicatrices sont moins visibles ...

Mes ongles ont suffisamment poussé pour que toute trace des poisons ait disparu, couleur, épaisseur, tout est redevenu normal ...

Les amis, mes connaissances jurent que la maladie est indétectable quand on me voit  ...

 

Il est vrai que j'ai retrouvé un rythme presque normal, j'ai repris la danse deux fois par semaine et je complète avec du renfocement musculaire deux fois par semaine aussi.

En parallèle j'ai entrepris de perdre les 5 kilos accumulés au cours de l'année passée.

Il ne me reste plus qu'à reprendre le boulot. Je me conditionne à cette idée, je dois me forcer à retrouver un rythme ponctué par des horaires, à lâcher mon ordi, à me coucher plus tôt et j'essaye aussi d'habituer mes pieds un peu chaque jour à retrouver le carcan des chaussures à talon.

Je mets le temps libre dont je dispose encore à profit pour continuer mes bricolages et j'ai même concrétisé mon projet d'apprendre le portugais brésilien, qui sera indispensable pour notre périple en amérique du sud .

 

Depuis le 2 janvier je ne peux m'empêcher de comparer cette année à la précédente, mais le chemin parcouru est plutôt encourageant et je pense de moins en moins aux risques que ce répit ne soit que de courte durée. 

J'arrive à  me raccrocher au positif de la situationa ctuelle et j'ai retrouvé ma combattivité, j'ai juste perdu un peu de ma légèreté et de mon insouciance, de ma confiance en l'avenir, mais je parviens à me concentrer sur le présent.

Je suis une survivante.